Pourquoi je fais un blog…

Ce matin je me suis enfin mis à l’œuvre pour faire un blog, mon blog. Il s’appelle MAANDIKO qui en swahili veut dire MES ECRITS. L’envie d’écrire a toujours été présente en moi jadis j’aimais à me faire appeler RAPHAËL DU FOND DU GHETTO (Les passionnés des Berverly Hills comprendront). Le courage de me lancer (le dernier coup de hache, la dernière impulsion) me vient de Elieko, Tchoupinov, Leyorpar et Bikanda qui dans leur exercice de « virtual writing camp » m’ont décidé à rejoindre leur incubateur de blogueurs et me voici donc dans le monde du blog.

Oui mais, un blog pour quoi faire ?

La passion d’écrire et l’envie d’agir pour améliorer le quotidien et le devenir de mes compagnons de voyage sur terre ont toujours été latentes en moi. Les graines de ce désir me viennent de Madame KAPSO (rien à voir avec le célèbre antibiotique jaune et rouge) ma prof mon professeur de français en classe de 1ère et du mon premier livre engagé que j’ai lu, CRPN (Cahier d’un Retour au Pays Natal)  de Aimé Césaire. J’ai trainé ce désir en moi auquel s’est mêlé depuis quelque temps de la culpabilité. Celle là même que m’imposent ces citations qui reviennent tout le temps, et me rappellent à quel point je suis lâche et paresseux. La première vient de A. Einstein et dit ceci « La folie, c’est se comporter de la même manière et de s’attendre à un résultat différent », la deuxième (ne vous attendez pas à ce que je cite les sources tout le temps ici) dit ceci « Il appartient à chaque génération d’assumer son destin ou de le trahir » et la dernière qui vient de CRPN dit « Une nation n’est pas une création, mais un murissement, année par année, anneau par anneau ». Si je veux contribuer au murissement de ma nation, il faut que je cesse d’en être spectateur comme jusqu’alors et que j’apporte ma pierre à l’édifice. CE BLOG est une amorce de ce que je pense être mon devoir envers cette terre, que nos ancêtres nous ont légué. Que j’assume mon devoir d’homme dans une nation. Enfin que j’essaye hein, je ne suis pas CHAKA ou SANKARA.

Et maintenant ….

Les thématiques et les problématiques (le gros français est bien hein) ne manquent pas. je vais essayer (Inch Allah) dans un ton léger, parfois emprunt d’humour de vous parler des choses qui pour moi vont bien (il faut que je fouille bien hein) et de celles qui vont moins bien (ici pas besoin de se casser la tête). Les chantiers ne manquent pas, la jeunesse (même celle de 50 ans) est mon cœur de cible. Je voudrais lui insuffler ou lui redonner, l’envie d’avoir envie de faire quelque chose pour le pays, pour l’Afrique. Que chacun ait conscience qu’il a le devoir d’ajouter sa pierre à l’édifice commun. L’on ne devient un homme qu’après avoir eu un enfant, planté un arbre et écrit un livre. Nous devons tous avoir au moins la philosophie de rendre notre existence bénéfique pour nous, notre entourage, mais aussi et surtout les générations à venir. Nous devrons laisser à nos enfants un héritage allégé des certains problèmes hérités de nos parents.

Les chantiers sont nombreux, chacun y ira selon son envie, sa compétence, etc. Mais il faut que ça bouge. L’Afrique est le continent de l’avenir nous répète-t-on tous les jours. Le continent où tout est à faire, celui qui enregistre la plus grande hausse du taux des Investissements Directs Étrangers (IDE). Nos dirigeants disent cela comme si cela se fera tout seul, pire comme si quelqu’un viendra d’ailleurs nous développer et moderniser notre foi en nous, notre travail, notre rendement notre conscienc collective, nos façons de faire, nos paresses, nos haines, nos mesquineries, comme ci nous allions cesser de nous tirer vers le bas comme par magie. Comme ci ses IDE venaient d’un humanisme sans calcul. Comme si ses investissements effaceraient toutes nos tares et feraient de nos des hommes neufs sans que nous n’ayons plus aucun effort à fournir. Ceci est faux et endors le peuple, il se meurt faute de connaissance, par manque d’ambitions, par carence d’objectifs communs. Nous sommes une « foule qui ne sait pas faire foule » comme disait Césaire dans CRPN. Un mécanisme sans ressort, une nation sans âme.

AFRICA IS NOW,

Nous ne devons plus parler de l’Afrique comme du continent du futur. Ce futur c’est maintenant. C’est maintenant qu’il nous faut agir, changer, prendre le bon wagon, pour ne pas rater le coche une autre fois. C’est maintenant que nous devons nous doter d’une philosophie, d’une doctrine, d’un petit livre vert, ou rouge, ou jaune. Nous éloigner des clivages « de mangeoires » égoïstes des politiques. Nous doter d’une conscience commune, de la notion de développement, de la fierté de ce que nous sommes, de l’assurance dans ce que nous deviendrons. le service civique, l’instruction civique, le patriotisme, la connaissance de nos valeurs, de nos intérêts, doit couler dans nos veines, être présent dans l’esprit de chacun, être enseigner dans les familles, dans les écoles, dans les médias, etc.

Le premier chantier à mon avis est la formation du peuple au patriotisme, au sens de devoir, au développement, nous avons assez dénoncé, critiqué, passons à l’action, changeons dès à présents ou mourrons en essayant de le faire. Agissons, faisons bouger les lignes. Car l’Afrique c’est aujourd’hui.

Ce blog se veut être mon premier arbre, ma première pierre, ….

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6 réflexions sur “Pourquoi je fais un blog…

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